jeudi 23 avril 2015

Mignonne, allons voir ... 5.

Châssis 40 x 40 réalisé pour l'expo "Couleurs en Loire" au printemps dernier.



Toile enduite et peinte avec des pigments et de l'acrylique.
Calligraphie réalisée au pinceau plat, à l'automatique pen, à la plume fine avec de l'acrylique et de l'encre de chine de couleur et au feutre posca.


Lors de l'expo "Couleurs en Loire" Juin 2014

À bientôt ! (après les vacances ;-)) )

mardi 7 avril 2015

Mignonne, allons voir ... 4

Pour continuer la série ... Un châssis 30x30 réalisé au printemps dernier....
Pour le texte, il faut aller voir .


Toile enduite et peinte avec des pigments et de l'acrylique.
Calligraphie réalisée au pinceau plat, à l'automatique pen, à la plume fine avec de l'acrylique et de l'encre de chine de couleur et au feutre posca.

A bientôt !

vendredi 20 mars 2015

Mignonne, allons voir ... 3

Toujours le même poème de Ronsard pour inspiration ...
Et grâce à tout le travail réalisé lors des stages "Métamorphoses" sur les "Bâtardes Flamandes" (pour ceux qui voudraient en savoir plus cliquer ,  et encore ) et sur "Jeux de Lettres" (pour ceux ...... en savoir encore plus c'est ici, ici et encore ), j'ai poursuivi quelques pistes parmi tant d'autres .... , et refait toute une recherche autour du dessin de lettres sur le mot "Mignonne" ....

Un premier essai sur papier artisanal du Népal (si je me souviens bien) avec de la gouache extra fine blanc de titane.

Dimension : 58x50cm

Et puis j'ai repris ce mot dessiné et j'ai retravaillé une composition sur une toile de plus grand format : de 80x80 cm.
Fond peint avec des pigments et du liant acrylique, collage de papier matière.
Calligraphie réalisée avec des morceaux de "carton bois", un abaisse langue, et un automatic pen.
Lettres dessinées peintes avec de la gouache extrafine blanc de titane.


Lors de l'exposition : Le Mai de la Calligraphie en Mars 2014.

Bon week-end, à bientôt !

jeudi 19 février 2015

Mignonne... allons voir.... 2

Voici donc la suite .... de cela. ;-)
Toujours inspiré du même poème de Ronsard, Mignonne, allons voir ...

A Cassandre ............

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.



Las ! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !


Deuxième partie d'un diptyque réalisé pour le Mai de la Calligraphie.
Contre plaqué okoumé de 30 x 90 cm enduit et peint avec des pigments et du liant acrylique.
Calligraphie réalisée à l'automatique pen et à la plume fine avec de la gouache extra fine et des encres de chine de couleur.

Lors de l'exposition : Le Mai de la Calligraphie.




























A bientôt ... (après les vacances ... ;-) ) !

lundi 9 février 2015

Mignonne ... allons voir ...

Je commence aujourd'hui la présentation d'une nouvelle série autour de poèmes de Ronsard et en particulier,  Mignonne, allons voir ..... qui reste le leitmotiv de ces tableaux.
Certains ont été réalisé pour l'exposition "Le Mai de la calligraphie" et d'autres pour l'expo "Couleurs en Loire", toutes deux au printemps dernier.
Dans cette série, plusieurs supports : bois, toile et ardoise, et différents formats, du assez grand et du plus petit .... ;-))) Bref, cela risque de durer un certain temps avant que vous ayez tout vu ....

Première partie d'un diptyque réalisé pour le Mai de la Calligraphie.















A Cassandre ............

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.


Las ! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !


Contre plaqué okoumé de 30 x 90 cm enduit et peint avec des pigments et du liant acrylique.
Calligraphie réalisée à l'automatique pen et à la plume fine avec de la gouache extra fine et des encres de chine de couleur.


A bientôt pour la suite ... ;-))

vendredi 23 janvier 2015

Les calicots.


C'est avec ces calicots que je termine cette longue présentation de mon travail réalisé en 2013 sur le thème du Tibet. 
J'ai travaillé sur du tissus "non tissé". 
Les grosses lettres ont été réalisées avec une brosse et de l'acrylique, les lettres plus fines avec un automatic pen et du brou de noix parfois très dilué.

Le texte est extrait du recueil : "Contes des Sages du Tibet" de Pascal FAULIOT aux éditions du  Seuil.

Séance de séchage après vernissage dans mon garage.
















Lors de l'expo à la Médiathèque en Décembre 2013 sur le thème du Tibet. 
Lors de l'exposition dans les caves de Trôo en Septembre 2014.






























Pour ceux qui ont un peu plus de temps pour lire ce très beau texte ;-) :

Textes extraits de 
«CONTES DES SAGES DU TIBET» de Pascal FAULIOT édition du Seuil.

Dans une bourgade du Tibet central vivait un marchand qui s’était notablement enrichi en commerçant avec l’Inde. 
Il menait tous les ans aux beaux jours une caravane de trente yacks chargés de laine, de sel, de turquoises, de lapis-lazuli, et s’en revenait avant la chute des premières neiges avec une cargaison d’épices, de thé et de cotonnades. 
Rien de bien original car c’est la base du commerce que d’exporter ce dont regorge un pays et d’y importer ce qui est rare, et vice versa.
Mais, à la différence de la plupart de ses plus riches confrères, malgré les dangers d’un si long voyage à travers des cols escarpés infestés de bandits et de démons, notre marchand faisait le déplacement. 
Il ne laissait à personne d’autre qui lui le soin de marchander. Il était en effet un négociateur redoutable et se méfiait des commissions occultes que prend tout intermédiaire .... ce qui augmentait considérablement ses bénéfices. 
Sa pieuse mère, qui ne lâchait jamais son moulin à prières, lui faisait promettre à chacun de ses départs de lui rapporter une relique de la Terre sainte des bouddhistes. 
Et à chaque retour de son pèlerinage profane, au grand désespoir de la vieille bigote, le fils oublieux, et sans doute quelque peu avaricieux, n’avait pas tenu sa promesse. 
En réponse aux reproches maternels, il prétextait alors les tracas de négoce, les dangers de l’expédition, la rareté et le prix exorbitant d’une relique authentique.
De retour d’un ultime voyage, le commerçant semble pris de remords, à moins qu’il ne craignît de devoir endurer encore les jérémiades de sa vieille mère qui, avec l’âge, se faisait de plus en plus acariâtre…. 
Inspiré par la contemplation de la carcasse d’un chien qui blanchissait sur le bord du chemin, il eut une idée lumineuse pour réparer son oubli et donner un peu de joie à sa chère maman. 
Ce serait un pieux mensonge …. 
Avec un sourire malicieux, il prit une pierre, fit sauter une dent de la mâchoire canine, l’enveloppa dans un morceau de brocard et enferma le tout dans une boîte de santal incrustée de nacre.
Après les salutations d’usage, le marchand offrit à sa mère le coffret de bois précieux en prétendant qu’il contenait, inestimable trésor, une dent du Bouddha Shakyamouni en personne ! Il ajouta au passage qu’il l’avait d’ailleurs achetée à prix d’or. 
Il faut dire qu’il était passé maître bonimenteur, en digne représentant de sa corporation.
La bigote fondit en larme de joie, se confondit en remerciements, allant même jusqu’à embrasser les pieds de son fils. Elle plaça ensuite la vénérable relique sur l’autel familial, y fit force offrandes d’encens et de gâteaux rituels. Elle invita ses voisines à venir adorer la dent du Bouddha et la maison résonna du son continu des mantras, moulins à prières et chapelets.
La demeure de la vielle devint un lieu de pèlerinage. Et un jour, dans la faible lueur tremblotante des lampes à beurre, sous les yeux illuminés des dévots, la fameuse canine du Bouddha, objet de tant de ferveur , se mit à briller comme un ver luisant.
Cet éclat surnaturel rehaussa le prestige de la dent. Il n’y avait plus aucun doute possible, c’était bien une relique authentique. La foule des pèlerins avec leurs offrandes permit de lui construire un temple.
Comment la véritable origine de cette relique fut connue ? Sans doute qu’un caravanier témoin du geste du marchand, au soir de sa vie, se libéra du secret trop lourd à porter. Il le révéla, sous le sceau de la confidence, à sa femme ou à quelque compagnon de beuverie. Et, c’est bien connu, quand la parole s’est envolée, même le plus habile chasseur ne peut la capturer. L’histoire finit par s’inscrire en lettres d’or dans la tradition orale et devint proverbiale. 

Et voilà pourquoi, au Tibet, on ne dit pas que la foi soulève les montagnes, non, devant les colosses de l’Himalaya, on se contente de dire plus modestement que « la foi peut faire briller même la dent d’un chien ».

Vous allez pouvoir retrouver très vite sur ce blog un album avec tous mes travaux sur le Thème du Tibet. Ce sera dans la colonne de gauche sur la page d'accueil.

Bon week-end, à bientôt  !

vendredi 9 janvier 2015

Des voeux .... !





Une très belle année 2015 à tous !
Plein de bonnes choses pour vous et tous vos proches.
Des souhaits bien dérisoires au regard de la gravité de l'actualité de ces derniers jours .....


Ce matin, pas de calligraphie dans ce blog, je voulais juste dire ma tristesse et mon indignation, et hurler ces mots de Charb :



"C'est très difficile de jongler avec le second degré, dans un monde où tout est pris au premier."
Charb, le 11 Septembre 2014 sur France 24






Alors continuons de rire ...... c'est une belle arme ;-))
À bientôt !